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REPUBLIQUE ET CANTON DE GENEVE
Département de l'instruction publique
DIRECTIVE
TRANSITION VERS LES STANDARDS OUVERTS ET LOGICIELS LIBRES
SERVICE ECOLES-MEDIAS- SEM.05 Activités /Processus: Informatique pédagogique et
administrative
Entrée en vigueur: 24.6.2008 Version et date : 1.0 - 7.6.2008
Remplace la version du : -
Date d'approbation du SG: 24.6.2008
Responsable de la directive: Manuel Grandjean, Directeur Service Ecoles-Médias
I. Cadre
1. Objectif(s)
Définir l'orientation stratégique du DIP en matière de logiciels informatiques
2. Champ d'application
Ensemble des directions, établissements et services du département
3. Personnes de référence
Paul Oberson, directeur adjoint du SEM responsable du secteur Formation
Jean-Luc Corsini, directeur adjoint du SEM responsable du secteur Logistique
4. Documents de référence
· Premier plan de mesures du Conseil d'Etat, novembre 2006, mesure 28 :
« Promouvoir les logiciels libres » :
http://www.geneve.ch/conseil_etat/2005-2009/plan_mesures.html
· Document « Des MITIC libres au DIP », SEM, mars 2006 :
http://icp.ge.ch/gelibredu/vers-des-mitic-libres/miticlibresdip.pdf
· Document « SOLL : Clarification des notions », Observatoire technologique (OT),
septembre 2005 : http://ot.geneve.ch/ot/article.php3?id_article=20
II. Directive détaillée
Nota Bene : Dans le but de simplifier la lecture de cette directive, les termes qui se rapportent à des
personnes exerçant des charges, mandats ou fonctions (directeurs, chefs de services, collaborateurs...)
s'appliquent indifféremment aux hommes et aux femmes.
1. Définitions
Logiciel libre (Free Software) :
Selon la Free Software Foundation, un logiciel est considéré comme libre si sa licence
garantit à l'utilisateur les quatre libertés suivantes, qu'elle numérote de zéro à trois :
0. La liberté d'exécuter le programme, pour tous les usages.
1. La liberté d'étudier le fonctionnement du programme et de l'adapter aux besoins.
Pour ceci l'accès au code source est une condition requise.
2. La liberté de redistribuer des copies, donc d'aider son voisin.
3. La liberté d'améliorer le programme et de publier des améliorations, pour en faire
profiter toute la communauté. Pour ceci l'accès au code source est une condition
requise.
La licence GNU General Public License (GPL) concrétise ces quatre libertés sous la forme
d'une licence juridique.
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Standard ouvert :
Pour la Commission européenne, un standard est considéré comme ouvert si :
1. Il est adopté et maintenu par une organisation à but non lucratif. Son développement
se fait sur la base d'une procédure décisionnaire ouverte disponible à toutes les
parties intéressées (par consensus ou à la majorité par exemple).
2. Il a été publié et sa spécification est disponible soit gratuitement, soit à un coût
nominal. Il doit être permis à chacun de le copier, de le distribuer et de l'utiliser soit
gratuitement, soit à un coût nominal.
3. La propriété intellectuelle, c'est-à-dire les brevets éventuels, de tout ou partie du
standard est cédée irrévocablement sur une base libre de royalties.
4. Il n'y a aucune contrainte à sa réutilisation.
2. Contexte
2.1. Les logiciels dits « libres » ont atteint aujourd'hui un niveau de maturité technique qui
en fait une alternative fiable, stable, adaptable et pérenne aux logiciels dits
« propriétaires ».
2.2. Le Centre des technologies de l'information (CTI) a annoncé son objectif d'opérer une
large migration de l'informatique de l'Etat de Genève au motif que :
· « L'information gérée par l'Etat est une ressource stratégique dont l'accessibilité
par l'administration et les citoyens, la pérennité et la sécurité ne peuvent être
garanties que par l'utilisation de standards ouverts et de logiciels dont le code
source est public ».
· Par ailleurs, même s'ils ne sont pas forcément gratuits, les logiciels libres
permettent de réaliser des économies substantielles sur l'acquisition des
licences ;
2.3. Dans le domaine pédagogique, les standards ouverts et logiciels libres (SOLL) ont en
outre des avantages supplémentaires et spécifiques:
· L'utilisation d'outils et de standards libres permet de garantir la sauvegarde et le
partage des documents produits par les enseignant-e-s ;
· La possibilité de fournir aux élèves pour leur usage externe à l'école les logiciels
utilisés pour l'apprentissage représente un atout pédagogique et social
d'importance.
· Une large communauté éducative mondiale s'est développée autour des licences
libres, produisant des ressources librement partagées adaptées aux besoins
spécifiques de l'enseignement ;
· L'apprentissage est favorisé par des outils dont on peut étudier le
fonctionnement ;
3. Décision
3.1. En raison des orientations définies pour l'ensemble de l'Etat et des avantages
spécifiques des SOLL pour l'éducation, le DIP décide d'orienter résolument son
informatique tant administrative que pédagogique vers des solutions libres et ouvertes.
3.2. La responsabilité de piloter et d'accompagner cette transition est confiée au Service
Ecoles-Médias (SEM), en coordination avec le Centre des technologies de l'information
(CTI) et le Collège spécialisé des systèmes d'information (CS-SI).
4. Modalités d'application
4.1. Informatique administrative
4.1.1. Le CTI est l'instance habilitée à effectuer les choix en matière d'informatique
administrative (Cf règl. du CTI, B 4 22.03 : http://www.geneve.ch/cti/doc/Regl_CTI.pdf).
4.1.2. Le SEM a pour mission de collaborer avec le CTI et d'accompagner les
changements liés à la transition de l'ensemble de l'Etat vers les SOLL.
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4.2. Informatique pédagogique
4.2.1. Le SEM est l'instance habilitée à effectuer les choix en matière d'informatique
pédagogique, en coordination avec le CTI.
4.2.2. Le SEM établit, diffuse, fait évoluer et maintient à jour une liste non limitative de
produits sous licence libre/standards ouverts « recommandés » et susceptibles de
remplir les principales fonctions attendues. Il apporte soutien et conseils aux
utilisateurs dans le domaine.
4.2.3. Lors des choix de solutions informatiques pédagogiques, les produits sous
licence libre et les standards ouverts sont choisis par défaut.
4.2.4. Dans l'exercice de sa responsabilité, le SEM veillera à tenir compte de critères
dépassant la simple capacité technique d'une solution à remplir la fonction
attendue. En particulier, il sera tenu compte de l'ergonomie ainsi que des besoins
d'adaptation des utilisateurs. Les migrations importantes qui sont prévues seront
annoncées suffisamment à l'avance pour permettre l'accompagnement nécessaire
au changement.
4.2.5. Tout choix de solutions propriétaires devra être dûment justifié par les
demandeurs, en expliquant de façon détaillée les usages qui rendent indispensable
l'acquisition d'un produit ou l'utilisation d'un standard non libre.
5. III. Annexes
Site SEM sur les SOLL : http://icp.ge.ch/gelibredu
Rubriques du site de l'Observatoire technologique consacrées aux SOLL et à la
mesure P1-28 : http://ot.geneve.ch/ot/rubrique.php3?id_rubrique=7